Gaz à tous les étages de Dorothée Volut



“2018 en France, quelque part et partout, ici et là, dans un immeuble de quelques étages où des gens vivent encore ensemble : toi, moi ou nous.
Il y a longtemps, au tout début d’un siècle qui portait les chiffres 1900, les campagnes commençaient à se vider pour laisser place aux grosses villes. Les usines poussaient comme jadis les champs de blé. Et dans les rues - baptisées Jean Jaurès ou Auguste Blanqui -, où tant de monde arrivait avec l’espoir de vivre des vies meilleures, on pouvait voir fleurir des plaques bleues et blanches posées sur des immeubles. Il y était écrit : Gaz à tous les étages. 
Avec le gaz, qui est une énergie, on pouvait se chauffer et faire la cuisine - même s’il fallait encore aller chercher l’eau au puits ou à la fontaine. C’était l’accès à un besoin indispensable pour tous, ce que l’on appelle : un bien commun. Comme l’eau ou la poésie devraient l’être. Tu imagines des robinets de poésie à chaque étage dans ton immeuble?
Alors voilà, ce jeu voudrait partager avec toi un petit bout d’humanité infinie, et t’inviter chaque jour à tendre l’oreille, ouvrir les yeux, caresser de ta langue le réel qui t’entoure, pour le recomposer, à ta façon.”

Dorothée Volut - 2018

Gaz à tous les étages est un jeu d’écriture combinatoire pour remettre la vie dans les étages d’un immeuble. Un poème pour le jour, un autre pour la nuit, à inventer à deux au fil de la partie, en jouant avec les mots de Dorothée Volut.

Composition
• 1 plateau de jeu en 2 parties (plateau + tour) : bois + peinture acrylique + vernis
• 60 pièces de bois imprimées recto/verso : bois + peinture acrylique + vernis
+ 1 boîte de rangement : bois + peinture acrylique + vernis
Installation :  sur une grande table
Transport : 1 colis : 105 x 75 x 25 cm, 24 kg
Assurance : 1550 €
Tarifs location : nous contacter


Dorothée Volut est poète. Elle aime l’incandescence et la justesse, ses mots font toujours pile le poids de lettres qu’il faut. Avec elle, les mots balancent et nous laissent suspendus. Elle est à entendre de voix vive aussi bien qu’à lire sans tarder, ni précipitation.